Cette association a pour objectif de soutenir les initiatives de développement socio-économique des communautés indigènes de la paroisse de Calpi, depuis leur origine jusqu'à leur fonctionnement en autonomie.
Cette intervention se fait dans un pays marqué par une crise économique forte qui aggrave considérablement la pauvreté, et ce d'autant plus auprès des populations les plus pauvres du pays, à savoir les indigènes.
Ce qui m’a intéressé dans ce projet, c’est que la création et la mise en oeuvre des projets proviennent de la volonté propre de chaque organisation communautaire.
S’appuyant sur l’organisation indigène, l’association tire partie de la force de la démocratie directe qui régit les communautés et qui crée un pouvoir de mobilisation fort. Elle apporte un appui à différents projets par une aide financière et technique (avec en général le soutien d’un volontaire durant les premiers mois de vie du projet).
Le but de l’association Ahuana est d’aider les communautés à survivre en tant que telles afin que l’exode rural ne mette pas en péril le futur du peuple Quichua. Mais 80 % des hommes ont déjà un travail en ville… et la seule chose dont rêvent les jeunes est aujourd’hui d’aller travailler en ville, ou encore mieux, à l’étranger (l’émigration est aussi une des conséquences inquiétantes de la crise économique).
Ahuana signifie « tisser » en quichua, la langue maternelle des indigènes. L’association vise en effet à permettre aux différents projets communautaires de se compléter les uns les autres, pour former ensemble un tissu socio-économique local fort.
Les projets se caractérisent par la création de micro-entreprises communautaires. Ce système d'économie solidaire a pour but de créer des sources de revenu alternatives à celles existantes, et non suffisantes pour améliorer la qualité de vie des communautés indigènes.
Toutes ces initiatives ont pour but commun la valorisation et la conservation de la culture indigène (en utilisant des produits issus de l’agriculture traditionnelle indigène, en travaillant autour des fondamentaux de la culture quichua).
Le soutien de l’association Ahuana a déjà permis la mise en place :
- d’une fromagerie,
- d’une charcuterie,
- de trois garderies,
- d’un moulin et une boulangerie,
- d’une maison du tourisme (où je vis avec les autres volontaires),
- et d’une Maison du lama qui rassemble une filature de fibres de lama, un restaurant touristique à base de viande de lama et un musée du lama.
La, je suis en train d aider Emmanuelle a donner un cours de cuisine aux femmes qui tiennent le restaurant. Quand on connait mon gout pour la cuisine habituellement, ca doit faire rire !!!
- Elle travaille également à la production d’une nouvelle recette de pâtes base de Quinoa.
Toutes ces initiatives permettent de générer des sources de revenus qui redonneront fierté et espoir à un peuple trop longtemps considéré comme incapable, et encore très marqué par la discrimination dans ce pays.
Mon rôle ici devrait être, notamment, de travailler sur la promotion des différents projets, pour que la commercialisation des produits fonctionne et que les touristes viennent découvrir, ici la culture indigène. Il y a aussi dans les idees la mise en place de la 1ere Fete du lama !
Pour plus d’infos sur l’association et ses projets : http://www.ahuana.com/
Et comme le dit la devise indigène : « Shuk shunkulla, shuk makilla, shuk shimilla » (un seul cœur, une seule force, une seule voix).
1 commentaire:
Effectivement, j'ai eu un petit sourire. Soph' enseignant la cuisine ;-)
Finalement, tu vas vérifier là-bas qu'on apprend en enseignant et tu nous reviendras cordon-bleu.
A bas les plats surgelés, les repas-tartines et les morceaux de saucisson.
Vivement qu'on sa fasse une bonne bouffe!
Tu me manques...
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