samedi 10 février 2007

San Francisco de Cunuguachay

Et voici maintenant une petite présentation du village où je vis : San Francisco de Cunuguachay.

Le village est situé à une altitude de 3200 mètres, près du célèbre volcan Chimborazo, à 45 minutes de bus de la ville de Riobamba (et sinon, souvent, il faut marcher 30 minutes avant de pouvoir choper le bus).

Lamas sur fond de majestueux Chimborazo



La Place du village


Rue du village


Il est exclusivement composé d’indigènes.



La communauté de San Francisco de Cunuguachay compte environ 250 familles indigènes. Par communauté, on entend l’ensemble des personnes d’un village. Au terme de pueblo (village), qui est une notion avant tout géographique, les indigènes préfèrent celle de comunidad (Communauté) qui souligne une union des êtres, une solidarité dans l’organisation d’un avenir commun.
Les personnes majeures d’une communauté se réunissent au minimum une fois par semaine pour décider des jours de minga (travail communautaire d’intérêt général) et résoudre les éventuels problèmes. Toutes les décisions se prennent à l’unanimité.


En dépit de cette organisation collective particulièrement efficace, des problèmes subsistent, à
commencer par celui de la pauvreté.
Les habitants de San Fransisco vivent quasiment tous de leurs maigres revenus de la terre et des animaux, souvent complété par le revenu du père qui part travailler à la ville. Le revenu journalier est de 2 $ pour le travail rural et 5 $ pour ceux qui sont employés en ville.

La vie de la communauté reste marquée par les défilés pendulaires des aller-retours au champs.


Le village compte aussi un groupe de femmes assez dynamique, qui a su mettre en place, avec le soutien d’Ahuana : une Maison du tourisme, une fabrique de confitures et une fabrique de chapeaux, pour accroître et pérenniser les revenus de la communauté.

5 commentaires:

Unknown a dit…

Un petit commentaire pour te motiver à continuer dans ta lancée blogienne ! Je vois que tout se passe bien donc c'est l'essentiel.
Merci pour toutes tes news et pleins de gros bisous from Paris.

Reviens vite mais profites-en bien avant et surtout reviens bilingue :)

Dorothée

Mose a dit…

On dirait qu'il fait trop moche... pourtant je suis sur qu'il fait super chaud et beau.
Si tu veux que tes photos soient plus colorées, faut jouer sur la saturation dans les réglages de ton appareil (j'ai découvert ça l'an dernier au Guatemala ;))

Biz, Mose

Mose a dit…

Les chapeaux de la fabrique, ce ne seraient pas les fameux "panamas" ?

Sophie a dit…

Pour repondre a tes nombreuses questions, Mose :

1)Oui, Quito m a paru moi aussi plutot propre dans le centre, mais je n ai pas encore vu la peripherie, et je croisue ce n est pas du tout la meme chose

2) Non, ce n est pas un propbleme d utilisation de mon appareil photos. Ici il fait souvent assez chaud mais quand meme couvert.

3) Non, les chapeaux que produisent les femmes de San Fransisco ne sont pas des panamas (celebres ici, il est vrai), mais les chapeaus indigenes de la region, que tu peux voir sur les photos de carnaval.

a plus

Sophie

Anonyme a dit…

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