Le lendemain, c’est culture. Je m’en vais d’un pas décidé découvrir les œuvres d’Oswalo Guayasamin. Un pas décidé, c’est sympa, mais ici, ça ne suffit pas. J’avais juste oublié que je suis arrivée seulement avant-hier à Quito et que ça reste une ville d’altitude. La montée vers le musée n’a donc pas manqué de me rappeler que mon corps a besoin d’un peu de temps pour s’habituer.
Quelques essoufflements plus tard, j’arrive dans cet endroit un peu perdu au milieu d’un quartier qui ne lui ressemble pas. Un véritable havre de paix : la Fondation Guayasamin. Elle regroupe la collection de l’artiste d’œuvres pré-colombiennes et coloniales, mais surtout une partie de ses toiles. Je ne connaissais malheureusement pas ce grand homme avant de me rendre chez lui, ce fut à regret. Je suis en effet tombée en passion pour son œuvre, comme un coup de foudre. Tant pour sa technique picturale que ses sujets.
Et surtout, j’ai pu prolonger mon plaisir par la visite de sa dernière création : la Capilla del Hombre (la chapelle de l’Homme), un monument-musée édifié selon ses plans (mais malheureusement terminé après sa mort en 1999).

L interieur de la Camina del Hombre
Un hommage à l’humanité, aux souffrances des populations indigènes d’Amérique latine et à l’éternel espoir d’un monde meilleur. Des cris de rage contre les dictatures, les guerres, les discriminations et injustices.
Voici 2 de ses toiles (elles sont toutes tres grandes) qui representent toutes 2 de facon cyclique la misere nee notamment des discriminations :

Pour en voir un peu plus sur Guyasamin et voir quelques-unes de ses realisations : http://www.guayasamin.com/pages/index.html
Je me suis sentie tellement bien avec son œuvre. Tout comme Quito est une ville qui me va bien, je pense que l’œuvre de Guayasamin est une œuvre qui me ressemble dans ses combats (en toute humilité, bien sûr !).
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire