Ce matin, j’ai accompagné Padre Pierrick se faire faire une « limpieza de cuy ». Sympa comme programme ! Mais il faut que je vous explique.
La « limpieza », c’est une des techniques de la médecine andine, qui consiste en un « lavement » spirituel et energetique.
La « limpieza », c’est une des techniques de la médecine andine, qui consiste en un « lavement » spirituel et energetique.
Quand elle est exercée avec le cuy (un cochon d’Inde), elle consiste à rechercher, par l’étude des entrailles de ce petit animal, dans quelle partie du corps se trouve le mal, la mauvaise énergie.
Je vais plutôt entrer dans le détail, pour être plus claire.
Je vais plutôt entrer dans le détail, pour être plus claire.
Tout se passe dans la cuisine des parents de Carmen, dans la communauté indigène de Rumipamba. La cuisine, c’est une petite bâtisse en terre et chaume, avec au milieu un petit feu au bois, une pièce complètement enfumée.
On y arrive à 7 heures du matin et, comme toujours, on est très bien accueillis. Je viens de prendre mon petit déjeuner, et pourtant, comme d’habitude, impossible de refuser ce qu’on m’offre : frites, riz, oeuf et salade. Mmmmm !!!!!
Et puis la séance commence, orchestrée par Flore, la « guérisseuse ».
Padre Pierrick commence par se poser un Cuy vivant sur le cœur pendant plusieurs minutes.
Puis Flore envoie de la fumée de tabac sur le cuy, et ensuite le baigne dans une mixture de sa propre combinaison (notamment composée de plantes, huile et alcool).
Elle continue en frottant ce cuy enduit sur tout le corps du malade, et crache le feu de l’alcool sur ce meme corps.
Puis s’éclipse derrière la maison pour aller ouvrir l’animal, et examiner ses entrailles.
L’interprétation des entrailles doit révéler où se trouve le mal, selon les parties du corps où le sang s’est répandu.
Puis s’éclipse derrière la maison pour aller ouvrir l’animal, et examiner ses entrailles.
L’interprétation des entrailles doit révéler où se trouve le mal, selon les parties du corps où le sang s’est répandu.
Elle réapparaît dans la pièce et donne son verdict au patient.
Après, c’est une question de croyance en la technique, pour faire confiance au diagnostic !
Très intéressant en tout cas d’avoir eu la chance de vivre cette méthode ancestrale et qui pourrait bien se perdre si la culture indigène continue à décroître.
1 commentaire:
:s personnellement , les traditions où on sacrifie des animaux , je préférerais que ça se perde !!!
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